Chaque minute compte… ou pas

Grande déterminée (ou tête de cochon) autoproclamée qui adore les écrits depuis toujours, Patricia est travailleuse autonome depuis 2005. Chaque jour, ses doigts et son clavier se donnent rendez-vous pour traduire, corriger, créer et rédiger des textes en tous genres. Elle dévore les projets qui la passionnent… un mot à la fois!

On le sait bien, être travailleuse autonome vient avec son lot d’avantages et défis. Étant traductrice, correctrice et rédactrice, j’ai l’impression de constamment avoir les fesses fixées à ma chaise de bureau avec de la Crazy Glue… Je travaille matin, midi et soir. Je travaille pendant le weekend. Je travaille lors des jours fériés. Souvent, je travaille même en vacances (chut!).

C’est correct. Je bâtis quelque chose qui m’appartient : un petit empire (aussi petit ou grand qu’il soit) à moi.

En effet, je vois tout cela d’un œil positif. Je me donne à 200 % parce que, à la base, j’aime vraiment ce que je fais. Les écrits sous toutes leurs formes me passionnent.

Là où je tombe de mon piédestal, c’est quand mon amoureux me demande combien d’heures j’ai travaillées au cours de la semaine. Ma gorge se serre instantanément alors que je fais le calcul dans ma tête.

C’est alors que ma coupe de vin du vendredi soir semble soudainement m’étourdir, car le total semble insensé. J’ai été devant mon écran toute la semaine quasi en continu. Comment puis-je avoir si peu d’heures à facturer!?!
En toute honnêteté, je dois admettre que dans le cours d’une journée, la « superwoman » que je suis réussit à se détacher de sa chaise un peu trop souvent pour commencer le repas du soir, partir une brassée de lavage, répondre aux appels de télémarketing, vider le lave-vaisselle, se rendre à des rendez-vous et faire des commissions.

On ne se le cachera pas, ma vie n’est pas plus difficile que celle de ma voisine « superwoman » qui travaille à l’extérieur de la maison. Les mêmes tâches l’attendent et elle a plus ou moins les mêmes rendez-vous et obligations face à sa maisonnée. La seule différence c’est qu’elle ne peut y consacrer du temps entre deux textes, mettons…
Mon vrai défi réside dans le fait que malheureusement, chaque minute ne peut être comptabilisée. Je ne peux facturer à qui que ce soit le temps que je passe à vérifier mes courriels, à rédiger ma « to-do list », à identifier quelle grenouille je dois manger, à chercher de nouveaux projets, à déterminer quoi attaquer une fois une tâche terminée, à préparer des soumissions ou à préparer des factures pour le travail accompli.

C’est la réalité. C’est ma réalité.

Chaque minute compte, mais chaque minute travaillée, dans mon cas, ne peut être facturée.

Heureusement, la chance de bâtir son empire n’a pas de prix!

Patricia-Ann Morrison
Traductrice, correctrice, rédactrice

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2017-12-04T11:29:39+00:00

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